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images de synthèse
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : images de synthese     » photo : Hopper 1 / n°3 sur 4

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« Le mythe du bonheur est celui qui recueille et incarne dans les sociétés modernes celui de l’égalité » (J.Baudrillard, La Société de consommation, Gallimard, 1970)

Le bonheur fait vendre.

« L’architecture du bonheur » (A.de Botton, Mercure de France, 2007), s’est donc bien vendu :(qu’en dire d’autre ?)

Que font les images de synthèse ? Elles cherchent à vendre.
Leur nom même est un abus de langage : synthétique, le trait de crayon résumant l’élaboration d’une pensée, et non ce patchwork de textures, à l’Arcimboldo.

Je les appellerai plutôt images-prothèse : venant à pallier à une insuffisance supposée d’imagination spatiale, lumineuse … chez le spectateur, comme à une infirmité (parfois) réelle de la main chez l’architecte .

L’image dite de synthèse répond davantage à l’offre des machines, qu’à la demande des hommes.

Ne nous proposant , à l’instar de l’imagerie saint-sulpicienne, que du présentable, que du conforme à la bien-pensance architecturale, ces images prétendent à la fois nous vendre du bonheur en boîte, et du réalisme , ce qui est absolument contradictoire, d’où leur fausseté .
De là l’échec : le réalisme en peinture aboutit logiquement à l’œuvre, empreinte de mélancolie et de solitude, d’Edward Hopper : nous voilà loin du bonheur que promettent les belles images !

Nous forçant à voir uniquement ce qui est censé nous plaire,exténuant le regard, ces images nous crèvent littéralement les yeux .